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La figure du Christ en Théologie des Religions - une déclaration d’intention

dimanche 11 octobre 2009, par Furanku


Je voudrais préciser ici comment la figure du Christ joue dans ma recherche en théologie des religions. Il s’agira d’une position personnelle, et non d’un panorama général de l’état de la question en théologie des religions.

Personnellement, je situe la figure du Christ au centre de ma démarche de rencontre des autres traditions religieuses, en particulier du bouddhisme. Je considère le geste de rencontre comme constitutif de mon engagement envers le Christ qui veut sauver « tout homme et tout l’homme », et qui m’a saisi dans et à travers cette volonté de salut universel. Le point de départ, à mon sens, de toute conceptualisation en théologie des religions, doit être cette figure du Christ en capacité de sauver « tout homme et tout l’homme ».

A mon sens, la rencontre avec l’autre religion ne doit pas se faire d’abord sur un mode problématique, mais sur un mode d’émerveillement : émerveillement devant une proposition de salut capable d’accueillir, de reprendre et purifier, et de dépasser en elle tout ce que les hommes, individuellement et communautairement, animés par le désir de l’absolu (ou de l’ultime [1]), ont pu produire dans les religions ; émerveillement qui est redoublé par l’émerveillement de la capacité de l’homme à exprimer sous tant de formes le désir d’absolu, d’ultime, dont nous venons de parler.
C’est ensuite seulement que le théologien des religions s’essaiera à des problématiques comme celle de l’exclusivité du salut proposé dans, à travers et sous la figure du Christ.

Selon mon analyse, la théologie des religions sortira de son actuel piétinement sur place quand elle aura recadré sa perspective : le moteur de la rencontre des religions doit reposer sur le taumazein, d’abord admiration, émerveillement et secondairement (chronologiquement et ontologiquement) questionnement. Il me reste à pousser la conceptualisation de ce qui pour l’instant sonne plus comme une intuition. En particulier, il faudrait s’attacher à montrer comment ce taumazein constitue une réponse à la double question de la possibilité de droit et de fait – de jure et de facto - de la rencontre du théologien chrétien (et du christianisme) avec d’autres religions.

Merci de votre attention.

Ce 30 septembre 2009.

Notes

[1] ces deux notions ne sont pas identiques


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