Brève chronologie du sanctuaire Yasukuni au Japon
samedi 16 février 2019
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| 1869 | Sur décision de l’empereur Meiji, érection du sanctuaire Tôkyô shôkonsha 東京招魂社 (littéralement, le sanctuaire de l’invitation des « âmes » de la capitale de l’Est) pour accueillir et honorer les « âmes » des morts pendant la guerre de Boshin. |
| 1879 | Le sanctuaire Tôkyô shôkonsha 東京招魂社 devient le yasukunij inja 靖国神社 (littéralement le "sanctuaire de l’apaisement du pays"). Les défunts y sont vénérés comme 英霊 ei rei, "âmes héroïques" |
| 1895 (15 décembre) | Cérémonie aux morts de la guerre sino-japonaise au Yasukuni. L’empereur Meiji y assiste le deuxième jour. |
| 1948 | Procès de Tôkyô : le tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient condamne 7 personnes à mort par pendaison pour « crime contre la paix ». Le juge indien Radhabinod Pal (1886-1967) y a plaidé contre la légitimité du procès. |
| 1969 | Le PLD (Parti libéral démocrate) soumet un projet de loi pour que le sanctuaire du Yasukuni passe sous administration de l’État (le projet se verra rejeté cinq fois de 1969 à 1974) [1] |
| 1975 | Le Premier ministre Miki Takeo 三木 武夫 visite à titre privé le sanctuaire Yasukuni 靖国神社. La même année, l’Empereur Shôwa visite le sanctuaire - ce sera sa dernière visite |
| 1978 (17 octobre) | 14 personnes condamnées comme crimininels de guerre de catégorie A (dont les 7 condamnés à mort du « procès de Tôkyô ») sont célébrés au Yasukuni jinja 靖国神社. Les condamnés à mort des catégories B et C (crimes de guerre et crimes contre l’humanité) avaient déjà été ajoutés à la célébration commune du Yasukuni avant 1970. |
| 1979 (7 février) | Des Taïwanais demandent que les noms de leurs parents enrôlés dans l’armée impériale japonaise soient retirés de la célébration au Yasukuni. |
| 1985 (15 août) | Lors du 40e anniversaire de la reddition du Japon, le premier ministre Nakasone Yasuhiro 中曽根 康弘 rend hommage aux morts dans le Yasukuni jinja 靖国神社. Il effectuait sa visite à titre officiel, avec des fleurs financées par le gouvernement alors que le sanctuaire contenait depuis 1978 les noms de 14 condamnés comme criminels de guerre de classe A. La conjonction de ces trois facteurs a rendu provoquante cette visite aux yeux des pays voisins (Chine et Corées). |
| 2001 (13 août) | Le premier ministre Koizumi Jun.ichirô rend hommage aux morts dans le yasukuni jinja. Il répéte ce geste chaque année jusqu’en 2006, provoquant ainsi l’émoi en Chine et dans les deux Corées. |
| 2004 | le tribunal d’Ôsaka rejette la plainte de 236 Taïwanais qui avaient demandé que les cendres de leur parent enrôlé dans l’armée impériale japonaise ne soient pas honorées au Yasukuni. |
| 2006 (juillet) | Le journal économique Nikkei révèle l’existence des "Notes Tomita" 富田メモ Tomita memo, du nom du directeur de l’Agence Impériale, Tomita Asahiko 富田朝彦. Le memo rapporte que l’Empereur Shôwa a cessé ses pèlerinages au sanctuaire Yasukuni 靖国神社 après que le responsable du sanctuaire ait inclus 合祀 dans le sanctuaire les criminels de guerre japonais de classe A A級戦犯 en 1978 sans tenir compte de la recherche de la paix. [2] |
© esperer-isshoni.info, octobre 2014.
© Fr. Franck Guyen op, février 2025
[1] D’après le quotidien Asahi shinbun du 15 août 2014.
