Biographie de Hônen (1133-1212)
mardi 5 mars 2019
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La plupart des informations sur la vie de Hônen proviennent de :
- Hônen, his Life and Teaching, compiled by imperial order, translation historical introduction explanatory and criticial notes by Rev. harper Havelock Coates, M.A., D.D. and Rev. Ryugaku Ishizuka, Kyoto, Chionin, 1925, 955 p.
Avant Hônen
| 252 | traduction de Muryôjukyô - Amitayus sutra par Samghavarman en chinois. Il est aussi appelé le Sutra Long |
| 402 | traduction du Amidakyô Sukhavativyûha sûtra par Kumarajiva, et aussi par Hiouen thsang en 650. Il est aussi appelé le sutra court |
| 424 | traduction de Kammuryôjukyô le sutra de la médition du Bouddha de vie éternelle, par Kalyasas. |
| 476-542 | 1e patriarche Donran du Jôdo. A la suite d’une grave maladie, il rencontre le moine indien Bodhiruci qui lui donne le Sutra de la contemplation : « ce livre sacré vous donnera la vie éternelle que vous cherchez » |
| 508 | arrivée du moine Bodhiruci à Lo yang, capitale de la dynastie des Wei du Nord (386-534) |
| 562-645 | 2e patriarche du Jôdo, Dôshahu Tao Cho, d’abord adepte de l’école du Nehan (Nirvana). Il disait le nom d’Amida 70 000 fois par jour, et il a commenté 200 fois le sutra de la contemplation. |
| 613-681 | 3e patriarche du Jôdo, Zendô / Shan tao. De l’école Sanron comme Donran, il découvre le sutra de la méditation en cherchant dans la bibliothèque. Il se forme sous Dôshaku. Il a transcris le Sutra court 10 000 fois et il a peint 300 images de la Terre Pure d’Amida. Il était considéré comme une manifestation du Bouddha Amida. Il a comme disciple Ekan / Huai kan dont les dates sont inconnues, et qui sera le 4e patriarche |
| 681 | mort du moine chinois Zendo (né en 613), avocat de la Terre pure |
| 744 | Un registre de Nara mentionne la copie du commentaire de Zendô en 4 volumes |
| 763 | le mandara de Taimadera est achevé sous l’empereur Oï (759-764, 47e empereur, banni par l’impératrice Shôtôku en 764). Dame Chûjo (747-775) en aurait été la commanditaire [1] |
| 788 | Saichô, nom posthume Dengyô Daishi, fonde le premier temple du mont Hiei. |
| 804 | départ pour la Chine de Saichô sur ordre de l’Empereur Kammu |
| 805 | Shôkô / Shao kang meurt au mont Wu lung . IL est le 5e patriarche. Alors qu’il rend hommage aux reliques de Zendo, une voie céleste lui dit : « Sois bienfaisant pour autrui selon mon esprit et la naissance dans la Terre pure sera à toi ». On dit que la forme lumineuse du Bouddha sortait de sa bouche quand il invoquait le nom sacré de Bouddha |
| 805 | introduction du Tendaï au Japon par Saichô |
| 819 | Saichô demande l’érection d’un autel d’ordination kaidan propre à son école, ce qui lui est refusé par la Cour. |
| 822 | mort de Dengyô Daishi, nom honorifique posthume de Saichô |
| 823 | L’empereur Saga appelle Enryakuji le temple fondé en 788 par Saichô sur le mont Hiei |
| 827 | La cour accepte l’érection d’un autel d’ordination kaidan sur le mont Hiei |
| 838 | arrivée de Ennin en Chine |
| 845 | grande persécution du bouddhisme en Chine |
| 847 | Ennin revient au Japon avec plus de 500 sutra et sastra |
| 851 | Ennin enseigne au Jôgyô dô sur le mont Hiei le Nembutsu qu’il a reçu au mont Wu tai en Chine. Il s’agit de chanter le Sutra court. |
| 854 | Ennin est promu patriarche du Tendai |
| 864 | mort de Ennin dit aussi Jikaku Daishi (794-864) |
| 972 | mort de Kuya Shonin (né en 903). Il pratiquait un Nembutsu chanté et dansé |
| 985 | Genshin, connu sous le nom de Eshin Sôzu (942-1017) publie le o joyo shu |
| 1124 | fondation du Yûzû Nembutsu par Ryônin (1124-1132). Il a étudié sur le mont Hiei, sans être satisfait. Il part alors pour Ôhaha où il entonne le Nembutsu. Il a alors une vision du Bouddha Amida. Il invente la pratique du registre kambo, après une vision de Bishamon sur le mont Kurama |
La vie de Hônen
| 20/5/1133 | naissance de Seishi Maru, le futur Hônen, à Kume dans la province de Mimasaka [préfecture de Okayama]. Son père s’appelle Tokikuni Uruma ; et sa mère Hada [2] |
| 1141 | Musha Sada Akira tue le père de Seishi, alors âgé de 9 ans. Ce dernier exprime ses derniers vœux avant de se tourner vers l’occident et de mourir « Sans retard, renonce au monde et entre en religion. Prie alors pour que j’atteigne l’état de Bouddha, et cherche aussi sérieusement à te sauver toi-même » |
| 1147 | mort de Hada, la mère de Hônen. Elle a vu partir Hônen pour le mont Hiei. La légende dit qu’Hônen a rencontré le régent, Tadamichi Fujiwara, père de Kanezane de Tsukinowa. Au mont Hiei, il quitte Genkô qui l’a envoyé auprès de Kôen, prêtre principal du Kudokuin. Kôen lui a donné la tonsure. |
| 1150 | Au bout de trois ans, il a fini de lire les 60 volumes. Il maîtrise les 4 doctrines et les 5 périodes, ainsi que les 3 aspects de la conscience. Il quitte le mont Hiei pour devenir disciple de Jigembô Eikû à Kurodani, toujours au Hiei san. Ce dernier l’appelle Genkû, composé de parties des noms de ses enseignants, et le surnomme Hônembô, prêtre de par sa propre nature. |
| 1156 | Hônen quitte Eikû pour le temple du Shôryôji à Saga. Le temple est réputé contenir une image du Bouddha venue d’Inde. Hônen a 24 ans. |
| 1156 | guerre de Hôgen déclenchée par l’ex-empereur Sutoku contre le nouvel empereur Go Shirakawa, 77e empereur (1127-1192). Hônen assiste à l’émergence du système féodal sous Minamoto Yoritomo |
| 1159 | révolte de Heiji avec la défaite du clan Minamoto par les Taira de Kiyomori |
| 1167 | Kiyomori Taira (1118-1181) est élevé au rang de premier ministre, première pour un militaire. |
| 1177 | Kyôto est ravagée par le feu |
| 1175 | Hônen administre le sacrement des préceptes parfaits du Véhicule unique à l’empereur Takakura (80e empereur, 1169-1180). Hônen reprend ainsi la pratique de Jikaku, comme 9e successeur japonais du Tendai |
| 1175 | Hônen à 43 ans, découvre le passage sur le Nembutsu de Zendô et s’y consacre exclusivement. Il quitte Kurodani sur le mont Hiei pour arriver à Yoshimizu sur la Montagne de l’Est. Il s’installe définitivement à Ôtani. Dans un rêve, Zendô lui serait apparu pour le féliciter de sa dévotion au Nembutsu et de la diffusion de la pratique une et unique du Nembutsu – le même rêve se serait produit en 1198 . |
| 1177 | conversion de Kanezane par Hônen |
| 1181 | mort de Kiyomori du clan Taira. Quatre ans plus tard, le clan Taira est défait à Dannura par Yoshitsune no Minamoto, frère de Yoritomo |
| 1184 | début du règne de l’empereur Go Shirakawa.. ou Go Toba |
| 1188 | Hônen supervise la cérémonie de transcription du sutra du Lotus, à la demande de l’empereur retiré Go-Shirakawa |
| 1192 | Hônen assiste l’empereur retiré Go Shirakawa (1184-1198, 82e empereur) dans sa maladie comme zenchi shiki, "homme de bon conseil en matière religieuse" |
| 1198 | à la demande du régent Kanezane Tsukinowa (1147-1207), Hônen rédige le Senchaku shû. Zendô lui apparaît en rêve pour le féliciter de travailler à la propagation du Nembutsu » Le rêve confirme qu’Hônen exprime la pensée de Zendô |
| 1199 | mort du premier shôgun Yoritomo : son épouse, Masako, fille de Tokimasa Hôjô, règne au nom de ses deux fils successivement, Yoriee et Sanetomo. |
| 1201 | Shinran (né en 1173) devient le disciple de Hônen |
| 1202 | Kanezane devient moine sous le nom de Enshô |
| 1204 | Sous l’empereur Tsuchimikado (83e qui règne de 1199 à 1210, Hônen célèbre le 12e anniversaire de la mort de Go Shirakawa en faisant copier les Trois sutra et en faisant chanter les" 6 périodes du jour" Rokuji Raisan. Ces hymnes figurent dans ôjoraisan de Zendô |
| 1204 | Hônen signe le document en 7 articles Shichi kajô kishômon. Kôkakubô Kôsai aurait alors été expulsé de l’école. Ces mesures arrête l’actiion des prêtres du Sammon qui avaient écrit une pétition au supérieur du Mont Hiei pour ifaire nterdire la doctrine de la pratique exclusive du Nembutsu |
| 1205 | les bonzes du Kôfukuji soumettent un mémorial en 9 points à la Cour, demandant la condamnation de Hônen et de son disciple, Kintsugu. La Cour condamne seulement les disciples « hérétiques » qui sont accusés d’immoralisme, mais pas Hônen |
| 1206 | les disciples Anraku et Jûren célèbrent les Hymnes des six heures à Shishigatani (Kyôto) avec deux dames de la cour de l’empereur retiré Go Toba, alors parti en pèlerinage à Kumano, provoquant le courroux de l’Empereur |
| 1207 | exil à Tosa de Hônen, devenu le laïc Motohiko Fuji. Kosai est envoyé en Awa et Shinran à Eshigo. Tosa et Awa font partie des exils les plus lointains. La peine est adoucie quand Hônen est exilé à Sanuki |
| 1207 | Mort de Kanezane |
| 1207 hiver | amnistie des exilés |
| 1209 | lettre dénonçant l’hérésie du Nembutsu une seule fois de son disciple Kôkakubô Kôsai (1163-1247) |
| 1211 | L’empereur retiré reçoit un oracle menaçant de la « chamane » au sanctuaire de Hachiman - les désordres de Jôkyû. Hônen n’est plus exilé, mais il est interdit de séjour à la capitale ; il réside au temple de Kachiodera |
| 1211 | L’empereur Juntoku succède à son frère Tsuchimikado. Le projet de publication du Senchaku shû est lancé [3] |
| 1212 | Hônen meurt à Ôtani (Kyôto). Le Senshaku shu est publié. Shinran part en tournée dans le Tôhoku pendant presque 20 ans. |
Après la mort de Hônen
| 1219 | Ama Shôgun, Yoshitoki, règne en son nom après l’assassinat de son fils Sanetomo. Il y a alors trois empereurs retirés, Juntoku (84e empereur ; règne depuis 1211 ; il se retire en 1221 en désignant son fils comme successeur), GôToba et Tsuchimikado |
| 1221 | défaite de l’empereur Go Toba contre le clan Hôjo dans la guerre civile de l’ère Jôkyû |
| 1224 | série de mémoires du Mont Hiei et de Nara contre le Nembutsu avec les reproches majeurs suivants :
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| 1227 | le Hieizan s’empare des matrices en bois ainsi que des copies du Senchaku shû et les brûle |
| 1227 | une troupe du Sammon détruit le temple du Nanzen in à Otani. Ils sont empêchés de jeter les os d’Hônen dans la rivière Kamo par une troupe de guerriers du Rokuhara |
| 1227 | le Sammon demande l’arrêt de la propagande du Nembutsu. Kôkakubô Kôsai est exilé dans l’île d’Iki. |
| 1228 | crémation des restes de Hônen à Aono |
| 1235 | Azuma Kagami rapporte que le pays est recouvert de prêtres en robe noire qui disent le Nembutsu |
| 1239 | édition de la copie de Kanezane |
| 1262 | mort de Shinran |
| 1276 | Ippen Shonin (1239 – 1289), formé dans le Seizan ippen fondé par Zennebo, fonde la secte du Ji après son pèlerinage à Kumano et sa prière au kami du sanctuaire pendant 100 jours |
| 1287 | mort de Ryochu (né en 1199) 3e patriarche japonais du Jôdo et disciple du 2e patriarche, Shokobo |
| 1307 | début de la double transcription de la biographie de Hônen. Shun jo, abbé du temple Kukokuin sur le mont Hiei, écrit la biographie de Hônen en 48 volumes et 237 sections. Il obéit à l’ordre de l’empereur retiré Go-Fushimi (1288-1336). |
| 1539 | l’empereur doit retirer le titre de Kosho daiji – illustre guerrier – conféré à Honen, suite aux protestations des moines du Hieizan. |
| 1578 | les disciples de Nichiren brûlent le temple Jôdo Tanjôji à Minimi Mura, Inaoka, Kume, Mimasaka |
| 1633 | Iemitsu Tokugawa fait reconstruire pour la n-ième fois le Chion in, à une échelle insurpassée |
| 1696 | Gizan, commentateur de Hônen, trouve une copie de l’édition Kenryaku dans les archives du Onjôji |
| 1700 | Publication sur estampes en 24 volumes avec hirigana de « La vie illustrée de Enko Daishi » |
| 1908 | Le bonze célèbre Hojun Kaji (1864-1920) publie en un seul volume sur des presses modernes la biographie de Hônen |
| 1910 | Gizan publie sur les presses modernes « Aides à l’étude de la vie de Honen » |
| 1911 | L’Empereur Meiji décerne à Hônen un nouveau titre honorifique à l’occasion du 700e anniversaire de sa mort. |
[1] Voir aussi le Chikô mandala et le Shôkai mandala, ainsi que le Tenjukoku Mandala (Hôryuji) et le Kôshô Mandala (Mont Koya)
[2] nom donné aux immigrants chinois en 214 du Ch’in, qui pratiquaient la sériculture
[3] Deux manuscrits sur les quatre originaux ont été conservés :
- la copie offerte à Kanezane (dite édition Ennô) ;
- la version révisée de l’original, avec une introduction du disciple laïc Motochika (dite Kenryaku édition)
