Pendant la messe - N°3 : l’attention à Jésus sur la croix

lundi 6 avril 2020
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Considérations pour habiter encore plus la célébration eucharistique


Pendant la messe, quand l’autel est dominé par un Christ en croix, il me semble bon de lever les yeux vers lui.
On peut faire ce geste à plusieurs moments :

  • lors du Confiteor, quand nous disons : « Seigneur, prends pitié », « Ô Christ, prends pitié », puis encore « Seigneur, prends pitié » ;
  • lors de la Préface, quand le président dit : « Élevons notre cœur » et que nous répondons : « Nous le tournons vers le Seigneur » ;
  • lors de l’élévation du calice, je trouve fort d’imaginer le sang coulant du côté du Christ dans le calice [1].

D’autres moments sont possibles, au gré du fidèle. Dans tous les cas, il s’agit de lever les yeux vers le Christ en croix et de s’adresser à lui.

Je crois aussi possible de le faire quand nous nous adressons au Père. Personnellement, j’aime imaginer que le Christ en haut de sa croix et moi qui le regarde, nous disons ensemble le Notre Père.
J’aime imaginer le souffle sortant de la bouche de Jésus pour dire la prière.


Je crois que la croix dégage une vraie puissance de transformation des cœurs, une vraie force d’attraction qui fait sortir du moi autocentré.

Je crois cela parce que je fais confiance à la parole de Jésus :

« Et comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l’homme soit élevé afin que quiconque croit ait, en lui, la vie éternelle » (Jn 3). [2].

Alors je vous propose de lever les yeux vers le Christ en croix quand cela vous semble juste.

Et peut-être vous pouvez vous dire que si vous le regardez, lui aussi vous regarde - son regard n’est pas un regard écrasant et impitoyable, c’est un regard vous appelle à devenir plus beau, plus grand, à partir de ce que vous êtes tout entier, dans vos ombres et vos lumières.

Alors vous pourrez poser deux autres gestes qui me semblent complémentaires de celui que nous venons de voir, et qui disent la remise de soi confiante sous ce regard : baisser les yeux, et même les fermer.


© fr. Franck Guyen op, avril 2020


[1comme dans le polyptyque de L’Agneau mystique des frères van Eyck de 1432

détail du tryptique


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