Treize pastilles de vitamine mentale et spirituelle

mardi 13 juillet 2021
popularité : 23%

Vous appréciez la présence de notre site sur le Web : vous pouvez faire un don à la communauté dans laquelle je vis (cliquer ici pour voir comment procéder)


Répertoire des pastilles


13. S’aimer en vérité, avec ses bons et ses mauvais côtés

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : S’aimer en vérité, avec ses bons et ses mauvais côtés

  • Il est facile de se rabaisser soi-même en ressassant dans sa tête ses échecs, ses fautes, ses mesquineries, en ravivant sans cesse le souvenir des humiliations (réelles ou supposées) qu’on a subies, des moments où l’on a été petit.
  • Mais pourquoi ne pas se souvenir aussi de nos réussites, des moments où nous avons fait preuve de générosité, de magnanimité, des moments où nous avons été grands – et il y en a ?
  • Pourquoi refuser de recevoir les compliments, les remerciements, les marques d’affection de notre entourage ?

Peut-être parce que c’est plus facile de se haïr que de s’aimer.

Le geste spi. de la semaine : Sentir sur nous le regard d’amour de Dieu.

  • Dieu a tout créé par amour et ne déteste aucune de ses créatures [1].
  • s’aimer soi-même à partir de ce regard d’amour : je peux m’aimer quand je suis aimé par Quelqu’un qui sait que je peux être plus grand que mes petitesses.

Associations

Citation
[L’onigiri est constitué d’un triangle de riz blanc froid entouré d’une feuille d’algue séchée et fourré avec différents ingrédients. Ici, l’onigiri est fourré avec une prune marinée umeboshi]

高屋・奈月 フルーツバスケット Natsuki TAKAYA – Fruits Basket TAKAYA Natsuki – Fruits Basket
例えば人の素敵というものがオニギリの梅ぼしのようなものだとしたら、その梅ぼしは背中についているかもしれません… Les qualités d’une personne sont attachées dans son dos comme l’umeboshi dans un onigiri. “If you think of someone’s good qualities as the umeboshi in an onigiri it’s as if their qualities are stuck to their back !
世界中の誰の背中にも 色々な形 色々な色や味の梅ぼしがついていて でも背中についているせいでせっかくの梅干しが見えないだけかもしれません。 Les gens du monde entier sont comme des onigiri. Ils ont tous des umeboshi de forme, de couleur et de saveur attachés dans leur dos mais ils ne peuvent pas les voir. People around the world are like onigiri. Everyone has an umeboshi with a different shape and color and flavor. But because it’s stuck on their back they might not be able to see their umeboshi.
『自分には何もない。真っ白なお米だけ』 « Moi, je ne suis qu’une boule de riz sans rien de plus » “There’s nothing special about me. I’m just white rice.”
そんなことないのに 背中には ちゃんと梅干しがついているのに… Ce n’est pas vrai. Vous avez un umeboshi dans votre dos. That’s not true. There is an umeboshi on your back.
誰かを羨ましいと思うのは 他人の梅干しなら よく見えるからかもしれませんね。 Voilà pourquoi sans doute les gens se jalousent les uns les autres : parce qu’ils voient si bien les umeboshis dans le dos des autres Maybe the reason people get jealous of each other is because they can see so clearly the umeboshi on other people’s backs


12. Je sais apprécier les choses simples de la vie ordinaire

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : Je sais apprécier les choses simples de la vie ordinaire.
L’eau est simple, et c’est elle qui apaise le plus la soif.

  • Regarder une fleur qui éclot, un nouveau-né qui sourit dans son sommeil. Prendre la main de la personne qu’on aime.
  • Un nuage qui se déplace dans le ciel bleu, un oiseau qui chante au petit matin, le rayon de soleil qui traverse la pièce.

Quelle puissance dans ces choses simples : elles n’ont l’air de rien, mais elles consolent l’âme, elles l’irriguent elles la guérissent.

Le geste spi. de la semaine : Pratiquer des gestes simples pour simplifier et désencombrer notre cœur.

  • Revenir sur ses pas pour donner un euro à un mendiant,
  • accepter le petit creux dans l’estomac sans s’arrêter à la boulangerie,
  • saluer une personne avec qui on a peu d’affinités,
  • prendre quelques minutes sur une occupation passionnante pour prier l’Angelus.

Associations

Saruman pense que seul un grand pouvoir peut garder le mal sous contrôle, mais ce n’est pas ce que j’ai trouvé. Ce sont les petits actes quotidiens de gens ordinaires qui tiennent l’obscurité à distance. Des petits gestes de bienveillance et d’amour.

“Saruman believes it is only great power that can hold evil in check, but that is not what I have found. It is the small everyday deeds of ordinary folk that keep the darkness at bay. Small acts of kindness and love


11. Je prends position par rapport au choix fondamental

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : Je prends position par rapport au choix fondamental.
J’ai le choix entre deux options fondamentales qui conditionnent tout le reste :

  • croire que la haine est plus forte que l’amour, que la mort l’emporte sur la vie, croire que les hommes sont fondamentalement mauvais, croire que je suis seul sans personne pour me comprendre dans un monde pour qui je suis au mieux indifférent ; croire que je ne peux pas être aimé et que je ne peux pas aimer
  • croire que l’amour est plus fort que la haine, que la vie l’emporte sur la mort, croire que les hommes peuvent être bons et qu’ils le sont le plus souvent, croire que j’ai ma place dans ce monde qui peut m’accueillir ; croire que je peux aimer et être aimé

L’une des options est à la portée de tous, elle est facile mais elle apporte le malheur, le désespoir et la solitude.
L’autre option est plus difficile, elle demande de s’accrocher, de voir au-delà des apparences mais elle apporte la paix, la joie, la solidarité avec les autres.

Le geste spi. de la semaine : Je regarde la Création avec les yeux de Dieu.

Dieu crée un espace qu’il remplit petit à petit de ses créations – et à chaque étape il voit que cela est bon. Et quand tout est en place, avec l’être humain au sommet comme intendant de la création, Dieu voit tout ce qu’il a fait et c’est très bon.

  • Entendre cette succession de : « c’est bon » et puis finalement : « c’est très bon ».
  • Et voir l’adversaire de Dieu échouer dans ses diverses tentatives pour ruiner la bonté indestructible que Dieu a insufflée dans sa Création.

Associations


10. Je regarde la peur dans les yeux

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : Je regarde la peur dans les yeux.

  • La peur est utile quand elle mobilise toutes nos énergies pour éviter un danger mortel. Grâce à la peur, le mouton détale face au loup sans perdre une seconde.
  • La peur est contreproductive quand elle pousse le mouton à se jeter dans le ravin avec le troupeau pour échapper au loup.
  • L’idéal, c’est de courir à toutes jambes en gardant la tête froide – en refusant de se laisser dominer par la peur.

Je regarde mes peurs dans les yeux.

Le geste spi. de la semaine : Je présente au Seigneur ma peur.

  • Je dis mes peurs au Seigneur, dans la confiance qu’Il est avec moi et qu’Il m’entend.
  • Puis je Lui demande conseil, je sollicite les lumières de l’Esprit Saint.
  • Et je conclus avec le Notre Père.

Je peux désormais entamer ma journée ou la terminer dans la paix.

Je présente au Seigneur ma peur.

Associations


9. Je suis attentif à ce que je fais de mon temps

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : Je suis attentif à ce que je fais de mon temps.

  • Je crois que, si je suis attentif à ce qui constitue mes journées, je verrai apparaître des lignes de force, je distinguerai ce qui est important, ce qui a du goût pour moi.
  • Pour m’aider, je tiens un carnet de bord chaque jour, que je relis le dimanche pour faire le point sur la semaine écoulée.
  • Trois conseils concernant ce carnet de bord papier ou format électronique : 1) je mets mon carnet de bord à l’abri des regards indiscrets ; 2) j’y écris l’essentiel sans chercher à tout dire, sans m’étendre à l’infini sur mes motivations ou sur celles des autres ; 3) je ne m’en sers pas pour renforcer mon égocentrisme.

Le geste spi. de la semaine : j’offre au Seigneur ce que je fais de mon temps

  • Le matin, j’offre dans ma prière la journée qui commence, je présente au Seigneur les situations, les personnes que je vais rencontrer, je lui dis ce que j’attends de la journée, ce que j’en redoute et je lui demande de bénir cette journée, qu’elle serve à l’avènement du Royaume de Dieu, royaume de paix, de justice et d’amour.
  • Le soir, je présente au Seigneur ce que fut ma journée, je lui rends grâce pour tout ce que j’ai fait qui a contribué à l’avènement du Royaume, et je lui demande pardon pour mes manquements.


8. Je cultive un regard de bienveillance sur moi-même.

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : Je cultive un regard de bienveillance sur moi-même.

  • La malveillance envers soi, ce serait de ne pas se supporter soi-même, de s’irriter sans cesse de ses faiblesses, de se désespérer de ne pas être à la hauteur d’un idéal volontariste : alors on se divise en deux, le moi aimable d’un côté, le moi détestable de l’autre.
  • La bienveillance, c’est se regarder avec tendresse, dans tout ce que l’on est : ses forces et ses faiblesses, ses lumières et ses ombres. Alors on est unifié, on s’aime soi-même humblement et en vérité – et l’on peut avancer tranquillement, paisiblement sur son chemin d’humanisation.

Le geste spi. de la semaine : comprendre l’appel de Jésus : « Soyez parfaits comme mon père est parfait » [2].

L’être humain a tendance à imaginer la perfection comme une conformité à des normes sociales ou morales, alors qu’il s’agit de quelque chose de bien supérieur : il s’agit de devenir saint, d’être entièrement accordé à l’amour de Dieu et d’y répondre totalement, spontanément et sans aucune résistance.

L’idéal humain de perfection peut s’atteindre par ses propres forces, pas la perfection divine.

Choisis ton idéal de perfection :

  • d’un côté, c’est la statue en marbre, inerte et froide du grand homme grec figé dans son exploit héroïque,
  • de l’autre c’est sainte Thérèse de Lisieux qui sourit sur son lit de malade à sa sœur qui la photographie.

Associations

透は透らしく ゆっくりやっていけばいいんだよ いつか 追いつくから
Tôru wa Tôru rashiku, yukkuri yatte ikeba in da yo, itsuka oi tsuku kara
Toi, Tôru, avance à ton rythme, et tu l’atteindras un jour


7. Je fais la différence entre un monde sans moi et un monde avec moi

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : Je fais la différence entre un monde sans moi et un monde avec moi

  • Le fait que je sois debout, vivant sur cette terre, ici et maintenant, a un sens.
  • Pendant le temps qui sépare le jour de ma naissance et celui de ma mort, j’ai un rôle à jouer dans ce monde - pour qu’il devienne plus agréable, plus intéressant à vivre.
  • Ce rôle, petit ou grand, c’est le mien et il n’y a personne d’autre que moi qui puisse le remplir. Alors je le remplis.

Et je fais la différence.

Le geste spi. de la semaine : Voir avec les yeux du Créateur combien ce monde peut être merveilleux.

  • Voir avec les yeux du Créateur combien ce monde peut être merveilleux.
  • Et là où Dieu nous a placés, avec ce que nous avons reçu, peu ou beaucoup, mettre de la paix là où il pourrait y avoir de la guerre, du sens là où il pourrait y avoir de l’égarement, faire redresser la tête là où l’on est tenté de baisser les bras - mettre de l’espérance là où tout semble sans issue.
  • Faire le choix de la vie et non de la mort.

Parce que j’ai toujours le choix.

Associations


6. Je fais attention aux briques avec lesquelles je construis ma vie

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : Je fais attention aux briques avec lesquelles je construis ma vie

  • Je suis attentif à ce qui entre en moi, que ce soit d’ordre physique –aliments, sensations – ou intellectuel – pensées, valeurs – : ils sont le matériau de la vie que je me construis jour après jour, semaine après semaine, année après année.
  • J’apprends à rechercher ce qui me nourrit réellement, ce qui me fait grandir, ce qui me fait tenir debout sur la terre et sous le ciel.

Je fais attention à ce qui construit ma vie

Le geste spi. de la semaine : Aplanir la route qui mène à mon cœur.

  • Je désire la rencontre avec Celui en qui je me confierai.
  • Alors je nivelle les accidents de relief qui s’opposent à la rencontre : j’abaisse mes collines d’orgueil, de colère, de rancœur, je comble mes ravins de peur, de jalousie, de méfiance.

C’est ma part. Aplanir la route qui mène à mon cœur

Associations


5. C’est le chemin qui m’apprend à me connaître

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : c’est le chemin qui m’apprend à me connaître

  • J’ai une vague idée de ce qui fait mon bonheur, alors je marche dans sa direction. Peut-être que le chemin va me faire découvrir ce que je cherche vraiment – et pour cela je devrais me mettre en route, sans être sûr que c’est la bonne direction.
  • Chemin faisant, j’apprendrai à faire confiance : aux autres, au monde, au chemin.

Le chemin est mon révélateur.

Le geste spi. de la semaine

  • je marche sur le chemin, confiant que Quelqu’un marche à côté de moi
  • je marche, confiant que je suis attendu au bout du chemin
  • je tombe, je m’écorche les genoux et les mains, je pleure, et je me relève. Quelqu’un m’aide à me relever

Associations


*

4. J’apprends à me connaître pour être bien avec moi-même

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : J’apprends à me connaître pour être bien avec moi-même

  • J’apprends la météo de mon âme : soleil, pluie, nuages. J’apprends la carte de mon ciel : les étoiles qui brillent le plus et celles qui brillent moins, mon étoile polaire, mes trous noirs.
  • J’apprends à comprendre mes états d’âme, comment et pourquoi ils arrivent ;
  • je découvre ce qui m’attire, ce qui me fait peur, quel est mon moteur, ce qui me fait avancer et ce qui me fait reculer.

Et si je tenais un carnet de bord que je relirai chaque dimanche ?

Le geste spi. de la semaine

Je lève les yeux de mon écran, je me lève de ma chaise, je sors de ma chambre. Et je donne de mon temps à mon prochain, surtout celui qui a besoin de chaleur, de sourire, de réconfort.
Les sourires sont autorisés, les bonnes paroles, les regards amicaux aussi.
« Il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir » a écrit saint Paul.


3. J’honore ce que j’ai reçu.

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : J’honore ce que j’ai reçu.

  • Je regarde ce que j’ai plutôt que ce je n’ai pas, je regarde ce que je peux faire plutôt que ce que j’aurais pu faire ;
  • je remercie ma famille, mes ancêtres, mon pays, pour ce que j’ai reçu plutôt que de gémir sur ce que j’aurai voulu avoir ou être, ;
  • je préfère me réjouir de mes qualités plutôt que de jalouser celles des autres.

J’honore ce que j’ai reçu.

Le geste spi. de la semaine

Ce qui est important, ce n’est pas que j’aie reçu plus ou moins de talents que mon frère. Ce qui est important, c’est que Dieu compte sur moi en me confiant un trésor, la foi en son Fils qui purifie des péchés et fait entrer dans la vie éternelle.


2. Je ne suis pas seul

Je n’oublie pas mon objectif principal, être heureux

Le geste psy. de la semaine : Je ne suis pas seul.

Je ne regarde pas mon nombril en me disant que personne ne me comprend, que je suis seul dans mon mal-être.

  • Je ne suis pas seul, il y a autour de moi des personnes pour qui je compte, et qui veulent que je sois heureux – m’en rendre compte, moi qui suis passé à côté des signes d’affection qu’ils m’envoyaient - ;
  • il y a des personnes que j’estime et qui ont besoin que quelqu’un leur sourit – ce quelqu’un, c’est moi.
    Alors je relève la tête. Je ne suis pas seul.

Le geste spi. de la semaine : donner, remercier, encourager, réconforter, relever, sourire, reprendre avec douceur, pardonner, réconcilier.

Ces gestes qui font chaud au cœur, les voir comme une huile claire et parfumée que l’on accumule dans la lampe de son cœur. Elle illumine notre visage. Voir combien plus elle brillera quand le Christ paraîtra. Désirer remplir notre cœur à ras bord de cette huile, au point même qu’elle en déborde.

Associations


1. Focus sur l’objectif

Le geste psy. de la semaine : Focus sur mon objectif, être heureux.

Il y a ce qui ne dépend pas de moi, et ce qui dépend de moi :

  • je ne gaspille pas mon temps et mon énergie sur ce qui ne dépend pas de moi,
  • je concentre mon énergie et mon temps sur ce qui dépend de moi. Focus.

Le geste spi. de la semaine : M’inspirer de mon saint ou ma sainte préféré(e).

Se rappeler les moments où le saint a fait le choix de Dieu. Voir comment Dieu a confirmé son choix. Voir comment il a été heureux d’avoir fait ce choix. Voir comment sa vie peut inspirer la mienne

Associations

透は透らしく ゆっくりやっていけばいいんだよ いつか 追いつくから Tôru wa Tôru. Yukkuri yatte ikeba in dayo, itsuka oi tsuku kara

C’est tout toi, Tôru. Avance tranquillement à ton rythme, et tu y arriveras un jour



© Fr. Franck Guyen op, mars 2025


[1Livre de la Sagesse 11-12

[2Mt 548


Voir aussi la chaîne YouTube associée "The Big Picture - La grande image"