La crucifixion de Jésus dans les quatre évangiles
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Les quatre évangiles reprennent le même déroulement, avec des éléments communs et des variantes propres à l’un ou l’autre.
- Le propre de Luc :
- la phrase "Pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font" - Le dialogue entre Jésus et le bon larron
- pas de mention de la phrase « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » et du quiproquo qui s’ensuit – à la place, Jésus dit : « Père, entre tes mains je remets mon esprit »
- Le propre de Jean :
- développement sur l’écriteau et le partage de la tunique – pas de mention des moqueries des spectateurs, rapport sur les deux larrons, et à la place échange entre Jésus avec sa mère et son disciple qu’il aimait
- pas de mention du voile du sanctuaire - pas de mention de la phrase « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » et du quiproquo qui s’ensuit, remplacé par la demande explicite de Jésus : « j’ai soif » - Jésus boit effectivement dans Jean, contre Matthieu et Marc
- Jean est le seul à mentionner le bris des jambes des larrons et le percement du flanc de Jésus
Extraits de la Traduction œcuménique biblique (TOB)
Les textes des évangiles
Matthieu 2735-61 |
Marc 15 24-47 |
Luc 2333 - 56 |
Jean 1918-42 |
| 35 Quand ils l’eurent crucifié, ils partagèrent ses vêtements en tirant au sort. 36 Et ils étaient là, assis, à le garder. 37 Au-dessus de sa tête, ils avaient placé le motif de sa condamnation, ainsi libellé : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » 38 Deux bandits sont alors crucifiés avec lui, l’un à droite, l’autre à gauche. | 24 Ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. 25 Il était neuf heures quand ils le crucifièrent. 26 L’inscription portant le motif de sa condamnation était ainsi libellée : « Le roi des Juifs ». 27 Avec lui, ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. |
33 Arrivés au lieu-dit « le Crâne », ils l’y crucifièrent ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, et l’autre à gauche. 34 Jésus disait : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Et, pour partager ses vêtements, ils tirèrent au sort. 35 Le peuple restait là à regarder ; | 18 C’est là qu’ils le crucifièrent ainsi que deux autres, un de chaque côté et, au milieu, Jésus. 19 Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix : il portait cette inscription : « Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs. » développement sur l’écriteau [1] 23 Lorsque les soldats eurent achevé de crucifier Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chacun. partage de la tunique [2] Voilà donc ce que firent les soldats. |
| 39 Les passants l’insultaient, hochant la tête 40 et disant : « Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix ! » 41 De même, avec les scribes et les anciens, les grands prêtres se moquaient : 42 « Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est Roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! 43 Il a mis en Dieu sa confiance, que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime, car il a dit : ‹Je suis Fils de Dieu !› » 44 Même les bandits crucifiés avec lui l’injuriaient de la même manière. | 28 29 Les passants l’insultaient hochant la tête et disant : « Hé ! Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, 30 sauve-toi toi-même en descendant de la croix. » 31 De même, les grands prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux : « Il en a sauvé d’autres, il ne peut pas se sauver lui-même ! 32 Le Messie, le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions ! » Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’injuriaient. | les chefs, eux, ricanaient ; ils disaient : « Il en a sauvé d’autres. Qu’il se sauve lui-même s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » 36 Les soldats aussi se moquèrent de lui : s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils dirent : 37 « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » 38 Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « C’est le roi des Juifs. » 39 L’un des malfaiteurs crucifiés l’insultait : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Dialogue entre Jésus et le bon larron] [3] |
25 Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala. 26 Voyant ainsi sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 27 Il dit ensuite au disciple : « Voici ta mère. » Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. |
| 45 À partir de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à trois heures. | 33 À midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à trois heures. | 44 C’était déjà presque midi et il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à trois heures, 45 le soleil ayant disparu. Alors le voile du sanctuaire se déchira par le milieu ; | |
| 46 Vers trois heures, Jésus s’écria d’une voix forte : « Eli, Eli, lema sabaqthani », c’est-à-dire « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » | 34 Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Eloï, Eloï, lama sabaqthani ? » ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » | 46 Jésus poussa un grand cri ; il dit : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » | 28 Après quoi, sachant que dès lors tout était achevé, pour que l’Écriture soit accomplie jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif » ; |
| Quiproquo sur Elie [4] | Quiproquo sur Elie [5] | 29 il y avait là une cruche remplie de vinaigre, on fixa une éponge imbibée de ce vinaigre au bout d’une branche d’hysope et on l’approcha de sa bouche. | |
| 50 Mais Jésus, criant de nouveau d’une voix forte, rendit l’esprit. | 37 Mais, poussant un grand cri, Jésus expira. | Et, sur ces mots, il expira. | 30 Dès qu’il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est achevé » et, inclinant la tête, il remit l’esprit. |
| 51 Et voici que le voile du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas ; la terre trembla, les rochers se fendirent ; 52 les tombeaux s’ouvrirent, les corps de nombreux saints défunts ressuscitèrent : 53 sortis des tombeaux, après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de gens. 54 À la vue du tremblement de terre et de ce qui arrivait, le centurion et ceux qui avec lui gardaient Jésus furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu. » 55 Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance ; elles avaient suivi Jésus depuis les jours de Galilée en le servant ; 56 parmi elles se trouvaient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. | 38 Et le voile du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. 39 Le centurion qui se tenait devant lui, voyant qu’il avait ainsi expiré, dit : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu. » 40 Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, et parmi elles Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, 41 qui le suivaient et le servaient quand il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. | 47 Voyant ce qui s’était passé, le centurion rendait gloire à Dieu en disant : « Sûrement, cet homme était juste. » 48 Et tous les gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, à la vue de ce qui s’était passé, s’en retournaient en se frappant la poitrine. 49 Tous ses familiers se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée et qui regardaient. | Brisement des jambes des larrons et percement du flanc de Jésus [6] |
| 57 Le soir venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, qui lui aussi était devenu disciple de Jésus. 58 Cet homme alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre. 59 Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans une pièce de lin pur 60 et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait creuser dans le rocher ; puis il roula une grosse pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. 61 Cependant Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. | 42 Déjà le soir était venu, et comme c’était un jour de Préparation, c’est-à-dire une veille de sabbat, 43 un membre éminent du conseil, Joseph d’Arimathée, arriva. Il attendait lui aussi le Règne de Dieu. Il eut le courage d’entrer chez Pilate pour demander le corps de Jésus. 44 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort. Il fit venir le centurion et lui demanda s’il était mort depuis longtemps. 45 Et, renseigné par le centurion, il permit à Joseph de prendre le cadavre. 46 Après avoir acheté un linceul, Joseph descendit Jésus de la croix et l’enroula dans le linceul. Il le déposa dans une tombe qui était creusée dans le rocher et il roula une pierre à l’entrée du tombeau. 47 Marie de Magdala et Marie, mère de José, regardaient où on l’avait déposé. | 50 Alors survint un homme du nom de Joseph, membre du conseil, homme bon et juste : 51 il n’avait donné son accord ni à leur dessein, ni à leurs actes. Originaire d’Arimathée, ville juive, il attendait le Règne de Dieu. 52 Cet homme alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. 53 Il le descendit de la croix, l’enveloppa d’un linceul et le déposa dans une tombe taillée dans le roc où personne encore n’avait été mis. 54 C’était un jour de Préparation et le sabbat approchait. 55 Les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée suivirent Joseph ; elles regardèrent le tombeau et comment son corps avait été placé. 56 Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Durant le sabbat, elles observèrent le repos selon le commandement | 38 Après ces événements, Joseph d’Arimathée, qui était un disciple de Jésus mais s’en cachait par crainte des Juifs, demanda à Pilate l’autorisation d’enlever le corps de Jésus. Pilate acquiesça, et Joseph vint enlever le corps. 39 Nicodème vint aussi, lui qui naguère était allé trouver Jésus au cours de la nuit. Il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès d’environ cent livres. 40 Ils prirent donc le corps de Jésus et l’entourèrent de bandelettes, avec des aromates, suivant la manière d’ensevelir des Juifs. 41 À l’endroit où Jésus avait été crucifié il y avait un jardin, et dans ce jardin un tombeau tout neuf où jamais personne n’avait été déposé. 42 En raison de la Préparation des Juifs, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. |
fr. Franck Guyen op, avril 2023
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[1] 20 Cet écriteau, bien des Juifs le lurent, car l’endroit où Jésus avait été crucifié était proche de la ville, et le texte était écrit en hébreu, en latin et en grec. 21 Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas ‹le roi des Juifs›, mais bien ‹cet individu a prétendu qu’il était le roi des Juifs›. » 22 Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »
[2] Restait la tunique : elle était sans couture, tissée d’une seule pièce depuis le haut. 24 Les soldats se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons plutôt au sort à qui elle ira », en sorte que soit accomplie l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements, et ma tunique, ils l’ont tirée au sort.
[3] 40 Mais l’autre le reprit en disant : « Tu n’as même pas la crainte de Dieu, toi qui subis la même peine ! 41 Pour nous, c’est juste : nous recevons ce que nos actes ont mérité ; mais lui n’a rien fait de mal. » 42 Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi. » 43 Jésus lui répondit : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »
[4] 47 Certains de ceux qui étaient là disaient, en l’entendant : « Le voilà qui appelle Elie ! » 48 Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre ; et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire. 49 Les autres dirent : « Attends ! Voyons si Elie va venir le sauver. »
[5] 35 Certains de ceux qui étaient là disaient, en l’entendant : « Voilà qu’il appelle Elie ! » 36 Quelqu’un courut, emplit une éponge de vinaigre et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire en disant : « Attendez, voyons si Elie va venir le descendre de là. »
[6] 31 Cependant, comme c’était le jour de la Préparation, les Juifs, de crainte que les corps ne restent en croix durant le sabbat - ce sabbat était un jour particulièrement solennel - , demandèrent à Pilate de leur faire briser les jambes et de les faire enlever. 32 Les soldats vinrent donc, ils brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qui avaient été crucifiés avec lui. 33 Arrivés à Jésus, ils constatèrent qu’il était déjà mort et ils ne lui brisèrent pas les jambes. 34 Mais un des soldats, d’un coup de lance, le frappa au côté, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. 35 Celui qui a vu a rendu témoignage, et son témoignage est conforme à la vérité, et d’ailleurs celui-là sait qu’il dit ce qui est vrai afin que vous aussi vous croyiez. 36 En effet, tout cela est arrivé pour que s’accomplisse l’Écriture : Pas un de ses os ne sera brisé ; 37 il y a aussi un autre passage de l’Écriture qui dit : Ils verront celui qu’ils ont transpercé.

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